Présentation de la commune

Le village se compose de plusieurs hameaux :

  • Beauregard
  • Mauverand
  • Petit Roconval
  • Mal Gardé
  • Pont aux vaches
  • Roconval
  • Le Chesnay
  • Val Perron
  • Frocourt (ou St Leu) qui est inhabité aujourd’hui.

La commune d’Amenucourt s’étend sur 870 ha pour 211 habitants. Le nom Amenucourt viendrait du latin Amanum curtum qui signifie « charmant domaine ». L’étymologie des noms des hameaux en dit long sur l’histoire de ce petit village. En effet, comprenez dans le nom de Roconval ; le mot Roc En Val donc des habitations troglodytes. On trouvera d’ailleurs des traces du paléolithique. Des vestiges d’un fort romain a également été trouvé sur les plateaux.

Que pensez du hameau de Mauvérand, Mauvais-Rang ? ou de celui du Mal Gardé ? N’y aurait il pas ici une origine féodale ? Le village est traversé de tout son long par le ru de Roconval qui est une dérivation de l’Epte. Il commence à Fourges et rejoint de nouveau l’Epte à Roconval dernier hameau en aval. Il traverse donc successivement les hameaux de Mauvérand, Petit Roconval, Mal-Gardé, Pont aux Vaches et Roconval. Il alimente donc une grande partie du village. Son débit étant très variable les villageois ont adapté la construction des lavoirs en y installant des planches pouvant être relevés par des treuils. Ainsi les lavandières pouvaient continuer leur lessive quelque soit les crues. Amenucourt connait une particularité géologique intéressante puisque son territoire se compose de 4 natures de sols distinctes :

  • Le marais où nous trouvons des terres humides et froides propres à l’établissement de prairies naturelles et de plantations d’arbres tels que les peupliers, les aulnes et les frênes.
  • La vallée constituée de terres d’alluvions anciennes fertiles, favorables à la culture de céréales et aux pâturages destinées aux moutons et aux bovins.
  • Les coteaux dont les sols crayeux sont difficiles à cultiver, les bois du Chesnay et de Val Perron y ont donc leur place
  • Le plateau dont les terres franches et argileuses sont propices aux céréales.

A la fin du 19e siècle, des carrières furent exploitées à ciel ouvert pour l’extraction de pierre dure ayant servis notamment à la construction de monuments à Paris ou Rouen (le Pont Neuf et le soubassement de l’Arc de Triomphe, etc…) Les pierres étaient acheminées par la gare de Bray et Lu. Mais en raison de leur situation, au sommet de collines et des difficultés de transport, l’extraction fut arrêtée vers 1920 car trop onéreuse.